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La photographie aérienne en ULM

 

Le terme ULM (Ultra Léger Motorisé) regroupe des appareils dont les poids à vide vont de 25kg à 300 kg, les vitesses de vol maximales de 40 km/h à près de 300 km/h et les prix de 7.000 à plus de 140.000 €, soit en résumé, des appareils dont les performances et les possibilités d'utilisation en photo aérienne sont très différentes d'un modèle d'ULM à l'autre. En fait le terme ULM ne traduit pas une technologie mais un cadre règlementaire. Si un avion fait au maximum 472,5 kg de poids au décollage, dispose d'un moteur dont la puissance est au maximum de 100 cv et d'un nombre de places à bord qui ne dépasse pas 2 personnes pilote compris, il entre dans la catégorie des ULM.

Le cadre règlementaire plus souple créé par le législateur pour l'ULM lui a offert un développement rapide, tant en nombre d'appareils que dans l'évolution des technologies utilisées. On est aujourd'hui très loin des premiers ULM des années 80 conçus en tubes et toile et propulsés par ce qui était souvent qualifié de moteur de tondeuse à gazon... Plusieurs constructeurs sortent depuis des appareils particulièrement aboutis et fiables, certains plus performants que les avions traditionnels, ce qui explique la propension des ULM à les remplacer depuis quelques années tant dans les aéro-clubs que dans des forces aériennes militaires qui les utilisent pour des missions d'école de pilotage et d'observation. Au fil des années et de l'accroissement de leurs performances, certains exploitants d'ULM se sont également mis à les utiliser pour des travaux aériens comme le traitement agricole, le remorquage de banderoles, la surveillance aérienne et la photographie aérienne. La France est ainsi devenue rapidement un des pays ou le travail aérien en ULM est parmi les plus développés et ce depuis plus de 30 ans.

Prises de vues aériennes en ULM dans les Caraïbes
Prises de vues aériennes en ULM dans les Caraïbes

 

Pour être règlementairement utilisable en photographie aérienne, un ULM doit être exploité par un opérateur professionnel enregistré auprès de la DGAC au travers de la dépose d'un manuel d'activités particulières. Le pilote doit être également titulaire d'une DNC, (Déclaration de Niveau de Compétences) pour la prise de vue aérienne.

Pratiquement tous les types d'ULM permettent techniquement sur le principe de réaliser des prises de vues aériennes, mais quand il s'agit de vues à réaliser avec un cahier des charges précis pour répondre à une commande, le choix du type et du modèle d'ULM à utiliser est essentiel pour que les résultats soient à la hauteur des attentes du client.

 

Les paramoteurs : le paramoteur est probablement le plus petit aéronef existant, constitué d'une voile proche de celle des parachutes, et d'un châssis sur lequel est fixé un moteur, il tient replié dans un coffre de voiture et atteint une vitesse maximale de 40 km/h environ. Le paramoteur est un équipement de loisir, sa simplicité d'utilisation, et son coté « avion de poche » en font un appareil très économique et agréable à piloter qui compte à juste titre de nombreux inconditionnels. Le paramoteur est par contre très limité d'utilisation pour la prise de vue aérienne professionnelle (la plupart sont monoplace, le pilote doit lâcher les commandes de vol pour prendre en main l'appareil photo qu'il porte autour du cou), il est impossible de changer un objectif ou un accessoire en vol sans le risque élevé d'une perte en vol, ou encore de manipuler des cartes ou des notes concernant les vues à effectuer. Très sensible au vent et aux mouvements thermiques, sa plage d'utilisation est faible et son rayon d'action très limité. De plus, les paramoteurs ne sont quasiment jamais équipés d'un transpondeur, et rarement d'une radio VHF, équipements obligatoires dans les espaces aériens de classe C et D qui entourent la plupart des aéroports dans un rayon allant jusqu'à 20 km.

Les pendulaires : les ULM pendulaires sont plus rapides et plus faciles d'emploi que les paramoteurs, mais conservent de par leur conception des inconvénients majeurs pour la photo aérienne : l'absence de cabine fermée fait que le photographe est en permanence dans un vent relatif de 70 km/h à 120 km/h, impossible par conséquent de consulter des notes, cartes, ou de changer un objectif ou un accessoire sans risque de le perdre en vol et de le voir passer dans l'hélice située juste à l'arrière, ce qui représente un réel danger. De plus, de nombreux câbles de renforts rentrent dans le champ de prise de vue où imposent pour les éviter un cadrage qui ne sera pas forcement le meilleur cadrage pour le sujet à photographier.

Photo aérienne - ULM pendulaire
ULM pendulaire

 

Les ULM 3 axes : les ULM 3 axes sont conçus et se pilotent comme des avions traditionnels, c'est dans cette catégorie qu'on trouve les ULM plus rapides qui ont la plus grande tolérance au vent et qui sont les mieux adaptés à la prise de vue aérienne.

L'ULM 3 axes idéal pour la photographie aérienne est un appareil avec une cabine fermée dont la porte coté photographe peut se retirer avant le décollage, ou qui est équipé d'une ouverture spécifique (les photos au travers d'une vitre sont entachées de reflets qui les rendent inexploitables). Il doit aussi disposer d'une aile haute cantilever (sans haubans) pour offrir les possibilités de cadrage maximales au photographe.

Green Observer
Le Green Observer est un ULM 3 axes spécialement équipé pour la prise de vue aérienne par L'Europe Vue du Ciel
sur la base de l'Alpha Trainer conçu et fabriqué par Pipistrel
En savoir plus sur www.green-observer.com

 

Comme tous les moyens aériens, l'ULM reste un compromis qu'il faut savoir juger au vu de l'environnement géographique, technique et règlementaire des vues à réaliser. Si l'ULM est souvent le vecteur le plus économique, et s'il peut voler plus lentement que l'avion et donc faire un travail plus précis, il ne peut à l'inverse rivaliser avec l'hélicoptère quand les prises de vues impliquent un vol très lent, voire des stationnaires. Plus rapide et avec plus d'autonomie que le drone, il n'a pas les contraintes du drone qui ne peut survoler de public et donc rendent des vues par drone en agglomération très complexes et parfois impossibles à gérer. Mais à l'inverse il ne peut réaliser les vues de très basse altitude faites par les drones quand il s'agit par exemple de voler à moins de 20 mètres sol pour réaliser des photos servant à de l'inspection d'ouvrages d'art.

 

D'autres moyens pour réaliser des photos aériennes :


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