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La photo aérienne en ballon captif

 

Photographie aérienne à basse altitude par ballon captif
Photo aérienne à basse altitude par ballon captif

 

Quand le ballon captif est présenté comme le meilleur outil pour réaliser des photos aériennes, c'est par ceux qui fabriquent et vendent des ballons captifs et par ceux qui, sensibles à leurs arguments en ont acheté un pour s'établir photographe aérien...

Dans la réalité, la mise en œuvre d'un ballon captif pour réaliser des photographies aériennes est très contraignante. Moyen aux performances limitées, voire inutilisable dans nombre de cas, le ballon captif quel que soit sa forme (sphérique, zeppelin ou gélule) ne doit pas être considéré comme un outil qui remplacerait les moyens traditionnels comme l'avion, l'ULM ou l'hélicoptère qui restent toujours, et de loin les plus utilisés.

Le principal handicap du ballon captif est sa sensibilité au vent, dès 15 à 20 km/h de vent, le ballon captif ne se pilote plus, les cadrages obtenus résultent alors plus des turbulences qui secouent le ballon, que des choix du photographe. Cette sensibilité au vent s'amplifie encore plus en zone urbaine, à proximité de bâtiments ou d'obstacles élevés (arbres, bâtiments, relief etc...) car du fait des obstacles, le vent n'est plus régulier et les turbulences sont démultipliées. Au-delà de 25 km/h, le ballon captif est inutilisable et dangereux (risque d'accrochage avec des antennes, des enseignes, ou pire, risque de contact avec des lignes électrique). En comparaison, un hélicoptère travaille encore avec précision avec 65 Km/h de vent.

Le nombre de journées ou la météo est optimale pour la photo aérienne est de moins de 80 jours par an (pas de brumes ni de nuages pour pouvoir réaliser des photos esthétiques et dans les règles de l'art), si l'on rajoute en plus du critère de météo optimale, l'absence de vent pour pouvoir travailler en ballon captif on tombe à moins de 40 journées exploitables par an dans beaucoup de régions.

Le second gros handicap du ballon captif est sa faible mobilité comparé à des moyens classiques comme l'avion, l'ULM ou l'hélicoptère. Dans le cas d'un reportage de photos aériennes sur une ville, on réalise généralement de 10 à 100 photos sur pratiquement autant de points de vue différents. Se déplacer entre 2 sites distants de 500 mètres par exemple va prendre 40 secondes en hélicoptère, 40 secondes utiles durant lesquelles le photographe visualise depuis l'hélicoptère en permanence de nouveaux angles, de nouveaux sujets et peut à tout moment enrichir son reportage de vues originales ou imprévues. Le même photographe qui utiliserait un ballon captif va devoir descendre son ballon (jusqu'à 150 mètres de fil à rembobiner...), choisir entre faire 500 mètres à pied ou ranger le ballon dans son camion, déplacer le camion, retrouver une place de stationnement 500 mètres plus loin, reprendre un ticket de parcmètre et trouver un emplacement idéal pour remonter le ballon : temps moyen 20 à 30 minutes minimum, ce temps supplémentaire nécessaire (à multiplier par pratiquement autant de points de vue) est de plus totalement stérile du point de vue photographique, car pendant ces 20 à 30 minutes passées à se déplacer au sol, le photographe ne peut détecter aucune vue, sujet ou angle intéressant.

Cette faible mobilité est également très pénalisante en liaison, le ballon captif se transporte par la route en camion, quand il s'agit de photographier plusieurs sites éloignés de plusieurs kilomètres, la mise en œuvre du ballon captif devient là aussi très laborieuse comparée aux moyens comme l'avion, l'ULM ou l'hélicoptère qui eux, se déplacent en ligne droite à des vitesses de 130 à 200 km/h, le ballon captif tributaire des bouchons, feux rouges et limitations de vitesse devient rapidement jusqu'à 8 à 12 fois moins efficace et par conséquent souvent plus cher que les moyens traditionnels.

De multiples angles intéressants ne sont pas réalisables en ballon captif du fait de sa faible mobilité :

L'altitude de travail avec un ballon captif est règlementairement au maximum de 150 mètres / sol, ce qui est contraignant dès que l'on souhaite mettre une étendue importante sur une seule vue (mettre la totalité d'une ville par exemple ou une zone industrielle importante sur une photo est impossible car il faut généralement monter vers 600 à 900 mètres sol), pour des zones plus réduites on peut compenser partiellement cette limitation en utilisant des objectifs grand-angle mais ils ont l'inconvénient de déformer les perspectives (sur la photo les immeubles ou les pylônes électriques s'inclinent comme la tour de pise...) , souvent, en fonction de la température, du poids de l'appareil photo utilisé, ou du vent plus élevé en altitude cette altitude de 150 mètres ne peut même pas être atteinte.

Beaucoup de travaux de photo aérienne sont impossibles à réaliser en ballon captif tels que le suivi de sujets en mouvement (courses cyclistes, rallyes, régates) ou le suivi de chantiers routiers ou ferroviaires quand il s'agit de réaliser des vues de l'ensemble du chantier (une vue tous les 200 mètres sur 50 kilomètres par exemple).

En photo verticale, l'altitude maximale autorisée de 150 mètres/sol pour les ballons captifs les limite dans la pratique à des couvertures de très petites surfaces de quelques dizaines de mètres de coté seulement, et imposent le plus souvent la présence du câble de retenue sur les photos.

L'idée d'utiliser un ballon captif de quelques mètres de diamètre rempli d'hélium pour soulever un appareil photo et un système de déclenchement depuis le sol est apparue au début des années 2000.  Astucieuse sur le principe, elle a fait beaucoup de déçus parmi tous ceux qui pensaient que le ballon captif remplaçait les moyens classiques comme l'avion ou l'hélicoptère en étant moins couteux et plus simple d'utilisation.

Confronté aux réalités du terrain et de la météo, le ballon captif quelque soit sa forme (sphérique, zeppelin ou gélule) ne peut être considéré que comme un outil complémentaire d'utilisation ponctuelle, idéalement pour des travaux de moins de 10 vues à réaliser sur une zone très réduite dans une configuration de très basse altitude (de 3 à 30 mètres/sol) ou encore à l'intérieur de grands bâtiments.

La règlementation applicable pour les ballons captifs est celle définie pour les drones, le ballon captif étant classé comme un aéronef sans pilote de catégorie C.

Téléchargez l'arrêté d'avril 2012 qui définit la règlementation applicable aux ballons captifs et drones.

 

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